Les Rois Mages

Les Rois Mages

Les Rois Mages

Chefs-d'œuvre
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Matière et technique: 
Huile sur toile
Origine et date: 
Non daté
Artiste(s): 
6 avril 1826
Paris
18 avril 1898
Paris

Dimensions :

290 cm
282 cm

Cette grande composition dont le projet remonte à 1860, agrandie en 1882, est semble t-il restée à l’état d’ébauche. Elle ne fut jamais vernie. Gustave Moreau y apposa pourtant sa signature. Elle fit l’objet de multiples études préparatoires et d’une variante non plus carrée mais rectangulaire (Cat. 579).

Le sujet du cortège des rois mages évoqué par saint Matthieu au chapitre deux de son Evangile a inspiré nombre de peintres de la Renaissance italienne. Mais en le traitant sous la forme d’une longue théorie de cavaliers, d’hommes et de femmes, d’animaux… Gustave Moreau s’est sans doute plus particulièrement souvenu de la célèbre fresque peinte par Benozzo Gozzoli dans la chapelle du Palais Médicis-Riccardi à Florence. Il en possédait quelques photographies et, en 1858 lors de son séjour à Florence, en réalisa plusieurs études dont une à l’aquarelle (Cat. 332).

Ce long cortège se veut représentatif de l’Humanité toute entière. Ainsi  les trois Mages symbolisent, chacun suivant la couleur de sa peau, les différentes races humaines « à la suite de ces jeunes rois marchent le poète, le peuple et toute la caravane. Le poète entouré de la phalange des jeunes chantres, de cette harmonie qui est la base du chant sacré […] l’épouse et son précieux fardeau, l’époux tenant la gerbe, le soldat offrant l’épée, et, au dernier rang la vierge isolée et solitaire […] En avant, précédant les rois, le groupe des néophytes, pages célestes, anges de la terre, martyrs futurs entonnant l’hymne de mort et de vie. » Ce voyage doit mener : « cette armée de peine, de grâce, d’amour, de gloire, de pauvreté au but tant désiré, au petit enfant Dieu au rédempteur (de l’Humanité). » 


Signé en bas à gauche