Copie de "La Mort de Germanicus"

Copie de "La Mort de Germanicus"

Copie de "La Mort de Germanicus"

Chefs-d'œuvre
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Origine et date: 
Copie réalisée en 1859 à la Galerie Barberini à Rome
Artiste(s): 
6 avril 1826
Paris
18 avril 1898
Paris

Dimensions :

149 cm
192 cm

La Mort de Germanicus, fut commandée à Nicolas Poussin fin 1626 par le cardinal Francesco Barberini, et livrée en 1658. Vendue par la famille du commanditaire en 1958 au Minneapolis Institute of Art, l’œuvre était jadis exposée dans la galerie du palais Barberini. C’est là, lors de son second séjour romain, que Gustave Moreau, entre le mois d’avril et le début du mois de juillet 1859, en réalisa une copie à la grandeur de l’original.

Le sujet est tiré des Annales de Tacite (Livre II, LXXI-LXXII) – livre que Moreau avait en sa possession – Suétone l’évoque également dans sa Vie des douze Césars (Vie de Caligula, chap. I et II). Poussin choisit de peindre l’épisode où, le général Julius Caesar (Rome 15 av. J.-C. - Antioche 19 apr. J.-C.), surnommé Germanicus en raison de ses victoires en Germanie, étendu sur son lit, agonisant, exhorte ses proches à le venger. Envoyé par Tibère (dont il est le fils adoptif) en Syrie, Germanicus avait dû faire face à l’hostilité du gouverneur Pison et de son épouse Plancine qui, avec l’aval de l’empereur jaloux de sa gloire, le fit empoisonner. A gauche son épouse éplorée, Agrippine, est entourée par ses enfants et leur nourrice. A droite, amis et soldats sont représentés dans des attitudes variées traduisant douleur et révolte.

Moreau fut toujours un grand admirateur de l’œuvre de Nicolas Poussin dont il copia dans sa jeunesse pour son ami Armand Dumesnil L’Automne (dit aussi La Grappe de raisin rapportée de la Terre promise, Paris, musée du Louvre, Inv. 7305). De lui il a pu dire : « […] c’est le peintre de la raison et du bon sens par excellence. Eh bien ! malgré tout, la puissance imaginative l’emporte toujours chez lui, et, si l’on veut bien étudier son œuvre, on verra que, malgré son désir d’être vrai, exact, logique, raisonnable, etc, etc, il ne peut jamais résister à ses entraînements féconds et souverains qui le poussent vers cette logique sublime de l’imagination pure, si distante de la logique du bon sens et de la raison. »